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Les objets correspondant à Art Moderne - Œuvres sur papier - Max Jacob

Max Jacob (1876-1944) est un poète, romancier, essayiste, épistolier et peintre français né à Quimper (Bretagne) et mort le 5 mars 1944, alors qu'il était emprisonné au camp de Drancy. En 1894, il obtient le Prix de Français au concours général, et il s'installe à Paris. Il y fréquente notamment le quartier de Montmartre et se fait de nombreux amis. Il fait la connaissance de Pablo Picasso, de Georges Braque, Henri Matisse et Amedeo Modigliani. Pour vivre, Max essaie de vendre ses gouaches. En 1907, il s'installe au Bateau-Lavoir, où il retrouve ses amis Picasso, Juan Gris. Le 22 septembre 1909, l'image du Christ lui apparaît sur le mur de sa chambre. Le 16 décembre 1914, il a une seconde vision du Christ, durant une séance de cinéma. Juif de naissance, il se convertit alors au catholicisme. Le 18 février 1915, à l'âge de 40 ans, Cyprien Max Jacob se fait baptiser, avec Pablo Picasso comme parrain. En 1932, Max Jacob est fait chevalier de la Légion d'honneur. Max Jacob va à Saint-Benoît-sur-Loire en 1936 pour s'y retirer définitivement, et y mène une vie exemplaire, quasi-monastique. Il se lie aux gens du village, entretient une nombreuse correspondance, écrit beaucoup. En 1937, il se lie d'amitié avec les poètes et les peintres de la jeune génération et reçoit la visite de ses amis de longue date : Paul Eluard, Jean Cocteau, Maurice de Vlaminck, Fernand Léger, Pablo Picasso, Pierre Mac Orlan, Roland Dorgelès... En 1942, Max Jacob porte l'étoile jaune, signe distinctif des juifs. Cette année-là, sa sœur et son beau-frère meurent au camp de Compiègne. En 1943 son frère est déporté à Auschwitz et y meurt. En 1944, son autre sœur Myrté-Léa et son mari sont déportés et meurent à leur tour. Le 24 février 1944, Max Jacob est arrêté chez lui par la Gestapo et emprisonné à Orléans. Le 18 février, il est transporté au camp de Drancy. En route, il envoie un dernier message à l'abbé Fleureau, et à Jean Cocteau. Ses amis, dont Jean Cocteau et Sacha Guitry, feront leur possible pour faire libérer le poète. Mais deux semaines plus tard, le 5 mars 1944 au matin, Max Jacob meurt d'épuisement au camp de Drancy. Max Jacob comptait parmi ses nombreux amis Jean Moulin, qui prend le pseudonyme de Max dans ses activités de résistant. Le 17 novembre 1960, il est déclaré officiellement « Poète mort pour la France ».